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Tuesday, 11 February 2014

[AFRICAFORUM] *DHR* Rwanda – Simbikangwa : Un procès boomerang ?

 

Il existe des évènements apparemment périphériques qui, par le fait de croisement, peuvent conduire l'observateur vers le centre...
 
Le centre? Les milliers de corps mutilés trouvés dans l'aKagera. C'était non seulement au pic du génocide, mais c'est l'élément ou un élément majeur qui a fait que le Conseil de sécurité des Nations Unies décide l'imposition d'un embargo sur les armes à une partie au conflit, déterminant ainsi le vainqueur et le vaincu.
 
La périphérie ? La place du général rwandais des Forces armées rwandaises (FAR), Gatsinzi, dans le conflit.
 
Dire avant tout que je suis congolais ; un kivutien.
 
Nous étions surpris que dès que les forces (une ou deux compagnies !) commandées par le général cité sont entrées dans Bukavu, il se soit passé quelque chose d'étrange. Le général et ses hommes se sont comportés comme étranges aux autres rwandais réfugiés dans cette ville… Cela pendant longtemps.
 
Cependant, en un moment donné, les hommes et le général sont rentrés au Rwanda où on sait combien Gatsinzi a été bien récompensé. Il a quitté la scène dernièrement alors qu'il était le ministre de la défense.
 
Message : tous les soldats FAR, tout comme leurs chefs, ne sont pas des « génocidaires ». Être Hutu, même armé, ne rend pas génocidaire comme les extrémistes Tutsi au pouvoir à Kigali tendent de raccourcir les évènements plutôt complexes. Mais ce message attire également une question : quel a été le rôle du général Gatsinzi et de ses hommes dans la guerre ?
 
Ici, je ne puis que spéculer sur l'information que j'avais obtenue alors que je me questionnais sur le retour d'un officier des Far et ses hommes de troupe à Kigali. Surtout, que contrairement à la majorité, il fut récompensé plutôt qu'humilié.
 
J'avais alors appris que le sujet commandait la région frontalière avec la Tanzanie, un lieu que j'avais moi-même traversé un soir pour la Tanzanie en mars 1984 alors que je fuyais le régime Mobutu. Je me revoyais traversant l'aKagera, le parc forestier à ma gauche vers l'Ouganda et à ma droite, un peu plus loin, on pouvait apercevoir la frontière avec le Burundi. C'est ce que j'appris.
 
Alors, on sait que le Fpr contrôlait toute la zone non contrôlée par les hommes de Gatsinzi, le long de la rivière. Si, comme on le dit et comme il s'observe à regarder les rapports de Kigali avec Gatsinzi (et ses hommes), Gatsinzi collaborait avec le Fpr, alors, les corps mutilés de l'aKagera et, plus tard, du lac Victoria sont l'œuvre du Fpr et complices (Gatsinzi et ses hommes). Ceci, bien que la « presse internationale », à la recherche du mythe occidental de la « sauvagerie naturelle » du Noir en général et du Hutu en particulier, ne s'est contenté que de ce lui a rapporté le « bon Tutsi », ce Noir presque Blanc. Ce mythe souvent rejeté continue de desservir la cause rwandaise en la faveur de certains extrémismes.
 
En addition à ceci, un autre fait qui aurait pu attirer plus d'attention a été observé. Beaucoup de rescapés aux massacres se sont sauvés en traversant le même pont que j'eus à traverser des années auparavant. Les fuyards étaient plutôt Hutu ; pas Tutsi.
 
Autre élément : pourquoi ces corps étaient-ils amputés de leurs têtes (lesquels pouvaient, peut-être, permettre de reconnaître si les victimes étaient Hutu ou Tutsi) ? Contrairement à cette opération, on dirait minutieusement pilotée, les corps dans le lac Kivu vers Kibuye n'étaient pas mutilés et pouvaient, plus ou moins, révéler l'appartenance « ethnique » des victimes.
 
Enfin, comment le régime de PKagame a-t-il rassemblé autant de crânes à exposer dans ses musées de la honte s'il ne savait pas où les retrouver facilement ?
Si on veut être sérieux, une enquête internationale sur les évènements au Rwanda, de 1990 à aujourd'hui, soit être initiée pour établir les responsabilités, rendre une justice équitalbe aux victimes, toutes les victimes, et ouvrir ainsi la voie à une réconciliation qui tarde à venir. Si non, il faut s'attendre à ce le respect mutuel te Hutu et Tutsi résulte d la balance de la terreur comme cela a eu lieu au Burundi. Les Tutsi, au Burundi, ont accepté des négociations sérieuses quand ils ont saisi un message clair: le Burundi ne sera plus gouverné contre le Hutu et la violence n'est psa le monopole des Tutsi. Si c'est cela que les Tutsi du Rwanda attendent, il l'auront. La seule inconnue est le temps; c'est tout.
 
Merci !
 
Mastaki
 
P.S.: Dans les circonstances qui sont celles de la région des Grands lacs, je dois exprimer ouvertement ma joie de voir un Hutu de rang de FTwagiramungu rejoindre les Fdlr. Je ne sais pas ce qu'il représente auprès des Hutu maintenant, mais comme symbole, c'est fort. J'aimerais que le Kivu saisisse cette opportunité si cela peut réveiller Kinshasa qui suit la voie néocoloniale des damnées de la terre. Je reviendrai sur le sujet...
 
 
From: Samuel Desire <sam4des@yahoo.com>
To: "Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr" <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr>; Rwandalibre Group <rwandalibre@yahoogroups.com>; - Africaforum <Africaforum@yahoogroupes.fr>
Sent: Monday, February 10, 2014 2:24:59 PM
Subject: [AFRICAFORUM] Re: *DHR* Rwanda – Simbikangwa : Un procès boomerang ?

Si le procès de Simbikangwa est concerné par RTLM. Il devrait aussi être concerné par RFI et Radio FPR Muhabura ainsi que  les journalistes occidentaux  qui faisaient des reportages sur les massacres attribués aux Interahamwe alors que ces massacres avaient été commis par le FPR. Le FPR  contrôlait tout  le pays  directement après la prise de Kigali . Comment est-ce qu' un journaliste pouvait savoir si tel ou tel  cadavre que le FPR leur montrait était d'une personne tuée par les Interahamwe. Pour le chiffre  de 800.000 de personnes tuées après gonflé pour arriver a 1 million, on a  proclamé au monde entier que ce chiffre est une estimation  par les ONG et les Nations Unies. Mais il n' y avait pas de Nations Unies ni d'ONG   dans tout le pays pour faire une estimation crédible. Ce chiffre a été estimé par le FPR qui contrôlait tous les morts y compris ceux des personnes tuées par lui-meme. Kagame qui a pris 20 ans pour rassembler les restes des Hutu et Tutsi tués pour faire de musés attribues uniquement aux Tutsi massacrés  ne peut  même démontrer que  ces restes qu'il détient correspondent a 800.000 personnes.


From: Samuel Desire <sam4des@yahoo.com>
To: DHR <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr>; Rwandalibre Group <rwandalibre@yahoogroups.com>; - Africaforum <Africaforum@yahoogroupes.fr>
Sent: Monday, 10 February 2014, 18:50
Subject: Fw: *DHR* Rwanda – Simbikangwa : Un procès boomerang ?

 
La France est bel bien connue comme un pays corrompu. Il faut regarder les statistiques de l'Union Européenne et de Transparence International. Il faut regarder Jeune Afrique avec Kagame . Il faut se rappeler RFI quand ils encourageaient le FPR d'abattre tout ce qui bouge a Kigali pendant la nettoyage de Kigali  d'Avril- Juin 1994.
Alain Gauthier et Dafroza Gauthier  et les autres qui militent dans le collectif des parties civiles sont aussi corrompus. Au cours du dernier débat sur F24,  Dafroza a bien montré quelle melange la justice, les activités des ONG et la politique en prenant des positions politiques en faveur du régime de Kagamé . Elle a aussi dit que leur budget  annuel est de 7.000 euros . On ne comprend pas comment ce montant peut couvrir le travail qu'ils font. Ce montant peut juste couvrir un seul voyage de Paris  a Kigali pour deux semaines et pour deux personnes. So, d'ou viennent l'argent pour  faire la chasse des génocidaires?  Les juges devraient se pencher sur cette question. Ces personnes et ses ONG devraient présenter les relevés bancaires de leur comptes.
Par ailleurs, dans le monde entier,  les ONG sont souvent définies comme apolitiques. Mais pour le cas du Rwanda et la France, les ONG  en France et Rwanda sont impliquées dans la politique  rwandaise tout en faisant le métier d'avocat et d'enquêteurs des crimes alors qu'elles n'ont pas la capacité de le faire et qu'il y a  des services habilités pour ce travail.

----- Forwarded Message -----
From: "agnesmurebwayire@yahoo.fr" <agnesmurebwayire@yahoo.fr>
To: Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr
Sent: Monday, 10 February 2014, 14:38
Subject: *DHR* Rwanda – Simbikangwa : Un procès boomerang ?

 
 
Boniface Musavuli – agoravox.fr, le 10 février 2014
 
Les associations militant pour les victimes du génocide rwandais ont accueilli avec satisfaction l'ouverture, à Paris, du procès de Pascal Simbikangwa, un ancien capitaine de l'armée rwandaise accusé de complicité de génocide. Une première en France. Mais après quelques jours seulement, on perçoit un certain malaise, et non seulement en raison de l'état physique de l'accusé (un handicapé en fauteuil roulant depuis 1986). L'homme se révèle d'une étonnante combattivité qui pourrait, au fil du temps, transformer le procès en plaidoyer contre le régime actuel de Kigali. 
Ainsi, profitant de la faiblesse des charges retenues contre lui, il pourrait rouvrir le débat sur les crimes du régime de Paul Kagamé qui, eux, restent indéfiniment impunis. Dans l'opinion, il n'est pas exclu que le procès se retourne contre ceux qui l'auront initié.
Il reconnaît le génocide des Tutsis mais…
En effet, d'emblée, Simbikangwa reconnaît le génocide des Tutsis qu'il qualifie de « réel et incontestable ». La partie civile est rassurée mais se retrouve privée de la possibilité de crier au « négationnisme ». C'est une mise en cause qui fait souvent caisse de résonnance et qui aurait pu donner de la consistance à un procès reposant essentiellement sur des témoignages difficiles à recouper. A six mille kilomètres des scènes de crime et vingt ans après les faits...
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Dans la foulée, l'accusé fait remarquer que c'est le Front Patriotique Rwandais (actuel parti au pouvoir) qui s'était livré le premier aux massacres contre les populations hutues, dès 1990, des massacres qui se sont poursuivis au Rwanda après la prise de Kigali et au Congo où étaient réfugiées des populations hutues.
Il n'aura pas la peine de prouver ses affirmations tellement les ONG et les enquêteurs de l'ONU ont produit des rapports détaillés sur les crimes perpétrés par les autorités actuelles de Kigali, au Rwanda même[1] et au Congo[2] sans compter les multiples rapports sur les massacres et les viols dans l'Est du Congo par les autorités de Kigali sous couvert de rebellions comme le M23.
La réaction de la partie civile, alignée au pouvoir de Kigali, c'est du classique. Elle dénonce la « théorie du double génocide » qu'elle associe au « négationnisme ». Difficile de convaincre des cerveaux normalement constitués que la dénonciation d'un crime équivaut à la négation d'un autre.
Génocide des Tutsis ou génocide rwandais ?
En tout cas, l'accusé ne s'embarrasse pas et affirme qu'il y a eu deux génocides et que « le génocide des Tutsis ne peut pas effacer le génocide des Hutus beaucoup plus étendu ». Il relève, au passage, l'efficacité des campagnes de désinformation menées par le Front Patriotique Rwandais qui ont abouti à la consécration, dans la conscience collective, d'un seul martyre : le martyre des Tutsis, loin d'une réalité sur terrains beaucoup plus complexe.
C'est que toutes les composantes de la société rwandaise furent massivement affectées par des massacres qu'il est plus honnête de qualifier de « génocide rwandais » et non seulement de « génocide des Tutsis ». Histoire de ne pas hiérarchiser la souffrance des victimes sur des bases ethniques et contribuer à perpétuer dangereusement les frustrations dans une société qui peine toujours à se réconcilier avec elle-même.
Des Français ordinaires comme jurés
La configuration du procès aux assises avec un jury composé de « Français ordinaires » pourrait contribuer à explorer de façon dépassionnée les aspects d'une affaire dans laquelle la personnalité, modeste, de l'accusée comptera pour beaucoup. Et ce, en contraste avec les impératifs du rapprochement diplomatique et un certain parti pris défavorable des « médias du système » qui, depuis le génocide, fonctionnent en harmonie avec le régime de Paul Kagamé.
Sur cet aspect, Xavier Philippe[3], professeur de droit international pénal, semble anticiper la difficulté qu'il y aura à faire aboutir un procès en assises avec un jury composé de gens ordinaires. Il rappelle l'expérience des juridictions pénales internationales dont aucune n'a eu recours au système des jurés, les décisions étant rendues par des juges professionnels.
Mais on est encore loin de la décision judiciaire. Pour l'instant, il s'agit de gérer médiatiquement un procès dans lequel l'accusation semble confrontée à quelques difficultés, et non les moindres. Il faudra fournir des preuves irréfutables attestant de la « participation de l'accusé » et démontrant qu'« il savait et voulait détruire un groupe ethnique », en l'occurrence, « les Tutsis », pour parler « droit » tel qu'il ressort des dispositions du Statut de Rome[4].
Maman tutsie, Madame tutsie : un profil qui désarçonne
Une tâche que le profil de l'accusé n'est pas de nature à faciliter. En effet, Simbikangwa est né d'une mère tutsie et était marié à une femme tutsie[5], mariage dont naquit une fille. Difficile, dans un cas comme celui-ci, de recourir à la théorie, qui a fait mouche dans les médias, selon laquelle il y aurait une analogie entre le génocide des Tutsis et le génocide des Juifs. Un Nazi qui serait né d'une mère juive et marié à une Juive… Non, on ne tentera pas un coup aussi énorme. Que resterait-il alors pour produire un impact médiatique autour de ce procès ? Pas grand-chose.
En définitive, ce procès pourrait tout à fait se transformer en une tribune contre le régime autocratique de Kigali et produire, au fil des jours, un effet boomerang contre ceux qui se sont employés à traîner en justice un paraplégique cloué dans un fauteuil roulant depuis 1986, soit huit ans avant le début du génocide. Sauf, bien entendu, preuves accablantes.
Affaire à suivre…








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